Les Hommes d'un moment...
Chacun d'entre nous a deja entendu à maintes et maintes reprises la parabole du semeur, cf Marc 4:3-9, et notamment l'explication des differents terrains.
Dans cette parabole, il est fait allusion à ceux qui sont ensemences dans des '' endroits pierreux '' : ceux-la, quand ils entendent la parole la recoivent aussitot avec joie, mais ils n'ont pas en eux de racines, ils sont les hommes d'un moment... et des que vient la detresse ou la persecution a cause de la parole, ils tombent.
Nombreux sont les hommes qui croient en Dieu lorsque tout va bien dans leur existence, lorsqu'ils sont epargnes par les epreuves et les tribulations de cette Terre.
Certains sont emplis de zele meme a l'egard de leur Dieu et accomplissent des oeuvres a n'en plus finir .
Nombreux sont aussi ces memes hommes, qui, des que le moindre grain vient entraver la belle mecanique de leur existence s'en prennent alors a Dieu, responsable selon eux de leurs miseres.
Qui n'a jamais entendu prononcer ou dit que Dieu l'avait abandonne alors qu'il etait frappe par la maladie, le deuil, la separation, le chomage ou autre echec bouleversant ?
Ou est mon Dieu ? Pourquoi ne m'aide-t-il pas quand je vais mal ? Dieu existe-t-il vraiment ?
Les hommes d'un moment sont versatiles, la semence de la parole n'a pas pris en eux, ils sont tout feu tout flamme pour Dieu puis d'un instant a l'autre au gres des aleas de la vie le rejettent voire le meprisent.
La question que je me pose , suis-je un homme d'un temps ?
Ma foi est-elle ancree assez profondement pour m'aider a sumonter les epreuves imposees par Dieu ?
Suis-je capable de dire, comme Job, '' Dieu l'a donne , Dieu l'a repris, que le nom de l'Eternel soit loue ! ''?
Ou suis-je encore comme certains de nos aines ou de nos malades qui sur leur lit de souffrance parviennent toujours a se pencher sur le sort de leur prochain ?
Comme il est difficile de repondre a cent pour cent par l'affirmative a cette question...
Pourtant ''tout concours au bien de ceux qui aiment Dieu'' est un reconfort pour effacer la derniere trace de doute qui pourrait subvenir.
Mon epreuve est-elle la plus invivable qui soit ?
Suis-je celui qui souffre le plus de par ce monde ?
Ma croix n'a rien de comparable, personne ne pourrait la supporter ?
Il suffit de regarder autour de nous pour se rendre combien repondre a ces questions peut paraitre derisoire par rapport aux detresses vecues par certains de nos contemporains...