La Consolante - Anna Gavalda

Publié le par Cedric Dubois


Je l'avais tant attendu ce nouveau roman d'Anna Gavalda !!! Attendu car le précédent Ensemble c'est Tout est sans doute mon roman préféré, celui qui m'a le plus transporté.
Mais là je suis déçu...Déçu car j'ai du combattre pour parvenir au terme des quelques 650 pages, déçu car les 300 premières pages ne sont que redondance, l'univers de Charles Balanda n'évolue quasiment pas, seul son passé refait surface par  par des flash-backs incessants. Déçu également car l'énchevêtrement des personnages rendait parfois diffcile la compréhension du récit, je me suis perdu de temps en temps, avec le héros...
Alors j'ai attendu patiemment la page 301...C'est là qu'enfin l'écriture si particulière d'Anna Gavalda prend enfin tout son sens comme seule, elle sait le faire !! Je me suis imaginé dans cette demeure si étrange, à moitié délabrée où il fait si bon vivre, je les ai vus ces enfants presque sauvages, j'ai joué avec eux ! J'ai mangé les gâteaux que confectionnait Kate, je l'ai entendu son accent so british...
Quand j'ai eu fini, j'avais le sourire aux lèvres, j'étais joyeux ! C'est cela la magie d'Anna Gavalda...

Résumé:

'Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. 'Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l'impression d'avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu'il est devant l'évier, s'asperge le visage en gémissant. Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C'est fini. C'est fini, tu comprends ?' Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l'appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui. Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l'évidence : l'échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.'

Autres Critiques:

Le Point - Albert Sebag (6 Mars 2008)
'La consolante', c'est ce tournoi de pétanque qui est proposé à ceux qui sont éliminés prématurément de la joute officielle. La parabole de Gavalda est évidente : même gagnée par le désespoir, l'existence d'un être humain ne se résume pas à une pièce en un acte. Beaucoup des 2 milions de Français qui liront 'La Consolante' fermeront ce livre en prononçant ce simple mot : 'Magnifique... '

L’Express - Marianne Payot (06 Mars 2008)
Efficace, 'La Consolante' a un joli titre, hommage à la partie de pétanque qui compte pour du beurre, trouvé dans l'urgence, comme le dessin de la couverture, tracé par l'auteur elle-même, et se lit avec plaisir. Il peut même vous aider à trouver des amis (tentez sa lecture dans le métro ou dans le train), vous faire oublier vos propres peines et susciter les railleries des critiques.

Extrait:

Oui elle faisait le pitre. Et pas seulement pour la photo. Pas seulement pour sauver Charles de l'autre binocle. Pas seulement parce qu'il faisait beau et qu'elle se sentait en confiance dans un viseur qui l'aimait. Riait, léchait son verre quand la mousse débordait, leur catapultait des dragées et s'était même fabriqué des dents de vampire en nougatine, mais c'était... pour faire diversion... Oublier et surtout, leur faire oublier à [... ]

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Publié dans Idées de lecture

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