Don d'organe

Publié le par Cedric Dubois

En chemin vers la boulangerie ce matin, j'écoutai France Info comme d'habitude et on y parlait génétique. Et notamment les conséquences psychologiques d'une greffe chez le receveur.

Le journaliste est revenu sur la première greffe mondiale d'une main réalisée par le professeur Dubernard il y a quelques années en expliquant que le greffé, qui avait retrouvé la mobilité de ses doigts et une sensibilité partielle, ne pouvait pas vivre avec une main étrangère...Il avait demandé à être amputé, cela lui a été accordé.

Le professeur Axel Kahn, généticien de réputation mondiale, a réagi à cela d'un point de vue éthique et moral en disant que le don d'organe devait être un acte spontané et murement réfléchi mais ne devant pas faire suite à une demande.

Pour illustrer ses propos il prit l'exemple de la cellule familiale: imaginez qu'au sein d'une même famille un enfant ne puisse survivre qu'à l'aide d'une greffe de foie et que le seul donneur possible soit le père ou la mère...
Le fait de donner peut effrayer le donneur et cela peut devenir une contrainte...voire un poids..

Le généticien a terminé avec cette statistique édifiante qui expliquait qu'il y avait beaucoup plus de femmes prêtes à donner pour sauver leurs maris que d'hommes prêts à donner pour sauver leurs femmes...
A méditer...
Publicité

Publié dans Réflexions

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article