Comme la plupart des gens, j'ai découvert Paulo Coelho avec l'Alchimiste, son roman le plus connu. Agissant toujours de la meme manière avec un nouvel auteur que j'apprécie, j'ai fini par lire toutes ses oeuvres. Mais au fur et à mesure de celles-ci, je me suis lassé du style et des thèmes récurrents.
Alors le Zahir qu'a-t-il de particulier pour m'avoir enchanté de la sorte ?
La première chose qui me vient à l'esprit c'est que chacun d'entre nous possède ou a possédé son propre Zahir ('Zahir', en arabe, veut dire visible, présent, qui ne peut passer inaperçu. Un objet ou un être qui, une fois que nous l'avons rencontré, finit par occuper peu à peu notre pensée, au point que nous ne parvenions plus à nous concentrer sur rien. On peut considérer cela comme la sainteté, ou la folie.').
J'ai eu mon propre Zahir et cela sans aucun doute a contribué à l'identification que j'ai pu faire par rapport aux personnages.Comment faire pour vivre avec son Zahir ? Pour s'en débarrasser , pour passer à autre chose ? Ce sont autant de questions que soulèvent Paulo Coelho et auxquelles ils donnent des éléments de réponse ou des pistes à suivre.
Ce Zahir que recherche tant Paulo Coelho dans son livre, c'est sa propre femme qui l'a quitté mais sans qu'il comprenne pourquoi. Sa quête de savoir va le conduire à se remettre en cause personnellement.
Le lecteur est invité à mon sens à se poser les mêmes questions, à s'interroger sur ses choix, à réfléchir sur ses actes.
Mais le but de ce livre est avant tout d'aider chacun d'entre nous à mieux nous comprendre.
Phrases extraites du Zahir :
La dernière phrase :
Je me suis levé, je l'ai prise par les épaules, et je l'ai bénie, comme j'avais été béni.
La plus belle phrase :
Je veux croire qu'il est merveilleux d'être libre. Libre de nouveau. Prêt à rencontrer le véritable amour de ma vie, celle qui m'attend et qui ne me laissera jamais revivre cette situation humiliante.
La plus belle phrase :
J'ai eu besoin de la perdre pour comprendre que la saveur des choses retrouvées est le miel le plus doux qu'il nous est donné de connaître.
Mes passages préférés :
La cathédrale c'est moi, c'est chacun de nous. Nous grandissons, nous changeons de forme, nous découvrons certaines faiblesses qui doivent être corrigées, nous ne choisissons pas toujours la meilleure solution, mais malgré tout nous continuons, essayant de nous tenir droit, correctement, de façon à honorer non pas les murs, non pas les portes ou les fenêtres, mais l'espace vide qui se trouve à l'intérieur, l'espace dans lequel nous adorons et vénérons ce qui nous est cher et compte pour nous.
Oui, nous sommes une cathédrale, sans aucun doute. Mais qu'y a-t-il dans l'espace vide de ma cathédrale intérieure ?
Esther, le Zahir.
Elle a tout rempli. Elle est la seule raison pour laquelle je suis en vie. Je regarde autour de moi, [... ] et je comprends pourquoi j'ai affronté la neige, les embouteillages, le gel sur la route : pour me rappeler que tous les jours je dois me reconstruire et, pour la première fois de toute mon existence, accepter que j'aime un être humain plus que moi-même.
Chapitre : La question de Hans - Page : 76
'Ce jour-là, j'avais déjeuné avec une amie qui venait de divorcer et me disait : ' Maintenant ,j'ai toute la liberté dont j'ai toujours rêvé.' C'est un mensonge ! Personne ne souhaite ce genre de liberté, nous voulons tous un engagement, quelqu'un qui soit à nos côtés pour voir les beautés de Genève, discuter de livres, d'interviews, de films, ou partager un sandwich parce qu'il n'y a plus d'argent pour en acheter deux. Il vaut mieux en manger la moitié d'un que le manger entier tout seul. [... ]
'Il vaut mieux avoir faim que de rester seul. Parce que quand vous êtes seul - et je ne parle pas de la solitude que nous choisissons mais de celle que nous sommes obligés d'accepter -, c'est comme si vous ne faisiez plus partie de l'espèce humaine.
Chapitre : Le fil d'Ariane - Page : 267
Totalement fan de Douglas Kennedy depuis très peu de temps, j'ai englouti toutes ses oeuvres en un minimum de temps.'' Cul-de-Sac '' est l'un des ses premiers ouvrages et vient d'être réedité, c'est ma dernière lecture.
C'est mon coup de coeur littéraire !! Les quelques 700 pages se dévorent en un rien de temps laissant toujours le lecteur dans l'attente, dans la joie ou dans la peine. Rien n'est superflu ou irréel, c'est véritablement une fresque sociale avec des personnages aux itinéraires totalement dissemblables mais dans lesquels chacun pourrait s'identifier...On connait tous des Iris, des Hortense, des Josephine...Et tout à la fin, au lieu de laisser le lecteur sur une note négative comme souvent le font les écrivains aujourd'hui, sans doute tirent-ils un satisfecit de tirer quelques larmes de leurs lecteurs, Katherine Pancol livre une fin d'une remarquable poésie, de positif..
Chez cet adolescent en mal de vivre, rien ne va plus : à 14 ans, ce dernier grandit dans une famille recomposée avec demi-soeur et tout ce qui va avec... En vrai mythomane, il s'invente un métier qui lui apporterait gloire et reconnaissance : écrivain - histoire de ne pas chercher bien loin - et une relation amoureuse avec sa prof. Ca part donc assez mal pour lui et de toute évidence la fugue semble inévitable. Le voilà dans les rues de Paris, la carte bleue du beau-père en poche, à errer, à profiter de l'instant présent, bref à vivre une nouvelle vie. Mais la réalité va brutalement le faire déchanter et les désillusions vite s'installer.
Marek Halter est un de mes auteurs préférés, la manière dont il a de faire revivre les personnages bibliques qui ont bercé mon enfance en est sans doute la meilleure raison.