Avant de Poursuivre...

'' Et quand bien même je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert à rien. ''
Mercredi 7 mai 2008

Si je roule un pétard dans une fête, jusqu’à combien de personne suis-je obligé de partager?

Malgré le caractère hautement illégal de la question, Laurence Caracalla a eu la politesse d'y répondre aussi.
"Il est amusant de constater à quel point le fumage de pétard est bourré de codes (qui roule bamboule, qui fournit suit, etc.)" écrit David Mohamed, qui nous a semblé le Monsieur de Rotschild du chichon:

"La moindre des choses c'est de ne pas compter, on roule, on "bamboule" et on fait tourner dans une ou l'autre direction et on ne s'en occupe plus. Il est très impoli de "choisir" ou de demander ou même de récupérer son pétard en cours de route, il doit tourner toujours dans le même sens. A bannir également : demander à fumer en brisant le cercle."

Mais si on est beaucoup, il faut rouler gros, et comme l’observe cyp:

"J'aime pas tirer sur des gros machins dont les braises tombent sur le pull en trouant tout".

Ce n’est pas tous les jours qu’on cite Arnaud Aubron, le webmaster de Rue89, en matière de bonnes manières au moins son langage HTML est-il irréprochable, ndlr:

"Même si le pétard est très fin et très court, il est extrêmement mal venu (et je pèse mes mots) de ne pas partager. C'est comme si le curé s'enfilait une hostie tout seul à la messe devant des fidèles affamés... No way! On peut par contre sans problème garder l'objet jusqu'à satiété avant de faire tourner."

Les pétards, ce sont des droits, mais ce sont aussi des devoirs, rappelle {Mitch33:

"J'ai remarqué a force de roulage que les fêtes sont hantées par une catégorie de personnes haïssables au plus haut point: les donneurs de leçons sur la manière de fumer et de faire tourner qui sont bien souvent les derniers à dépenser pour ce petit plaisir de soirée mais aussi les premiers à demander le joint, ou encore à s'asseoir a coté du rouleur... (…) je ne dis pas qu'il ne faut pas faire partager, bien au contraire, mais choisir ses "compagnons de fumette" est indispensable... "

Les bonnes manières s’appliquent aux fumeurs autant qu’aux rouleurs.
A écouter ED.BUNKER:

"Une fois le bédo donné à son voisin le bédo vit sa vie(qui part en fumée) et vous n'avez pas à vous soucier qui en aura ou pas.
"Et oui pour répondre à un commentaire plus haut il y a tjrs des gratteurs qui se déplacent et se placent à la droite du rouleur afin d'être le 2eme sur la liste et qui vous parlent de sujets chiant à mourir.Donc pour ceux-la je préconise de faire tourner le oinj dans l'autre sens... "

DorianD apporte sa solution:

"Le fumeur annonce un pays, le premier qui trouve la capitale récupère la cigarette qui fait rire."


Que faire quand on est bloqué dans un embouteillage de conversations ennuyeuses de type immobilier ou assurances de voiture?

La question, note Numerosix, s’applique aussi aux conversations sur les problèmes de plomberie ou d’ordinateurs qui redémarrent inopinément. Elle en rejoint une autre, de Jean-Jacques Reboux:

"Comment se débarrasser d'un importun sinistre qui vous a mis le grappin dessus, et vous gave de blagues vaseuses et de trucs sans intérêt dans un coquetèle, un pince-fesses, une boum, alors que tout le monde autour de vous a l'air de s'amuser comme des petits fou(r)s?!"

Parlez d’autre chose! répond Laurence Caracalla.

"Prenez exemple sur les gens qui ne parlent que d’eux. Ils savent très bien changer le cours d’une conversation pour tout ramener à eux."

Plusieurs internautes recommandent de glisser la main dans sa poche, sortir son portable, s’écarter. Solution approuvée par Laurence Caracalla qui recommande de prendre la fuite en arguant des "problèmes familiaux": "Les problèmes professionnels, ça semble toujours surmontable, mais les problèmes familiaux, personne ne sait ce que ça peut être."

Comment dire à des amis que leurs enfants ne sont pas invités?

"Si ce sont des amis polis ils auront déjà posé la question, non?" dit Zazoun. Mais Zazoun, tout le monde n’a pas des amis polis. Laurence Caracalla donne trois étoiles à l’internaute qui suggère d’annoncer de "la langue de bœuf à dîner avant de mater un Doillon". Lebuffalo propose d’annoncer une "soirée coke/champagne/strip-poker/échangisme". Excessif.

D’autres internautes aux angles plus arrondis conseillent, comme JulietteLucie, de leur demander "s'ils ont besoin d'aide pour trouver une baby-sitter". A ce propos, Perez attire notre attention sur "autre chose que l'on aimerait éviter :les nouveaux parents qui nous passent leur charmant bambins de 2 ans au téléphone". Le débat est ouvert.

Doit-on remercier quelqu’un qui vous invite à déjeuner s’il le fait sur ses notes de frais?

"Evidemment", pour Laurence Caraccola. "Doit-on accepter?" rétorque Bibifri à propos de l'invitation.

Est-ce qu’il est plus mufle de fumer quand c’est interdit ou d’aller fumer tout seul dehors?

Laurence Caracalla recommande de ne pas sortir à plus de deux d’un coup. Anaïs.motif propose d’"inviter l'ami non-fumeur à venir discuter de la pluie et du beau temps 'en situation' -il se sentira forcément honoré de partager ce moment particulier mêlé d'intimité et d'aventure".

A Rue89, notre fumeuse de service, Zineb Dryef, recommande de sortir s’en griller une, mais "ne pas préciser si l'absence concerne une envie de fumer, de se laver les mains, etc."

Ouzbek propose "de faire sortir les non fumeurs pour fumer seul à l'intérieur."

Peut-on garder ses écouteurs pendant un jogging avec ses amis?

Non, mais ça va pas! "Non évidemment, on est en société quand on court avec des amis", selon Hervé de Strasbourg. "Autant courir tout seul", pour Manu Gregoire. LeDub vous dira que:

"Cela dépend de la musique: Si c'est Pink Floyd ou Led Zeppelin, pas de problème vous pouvez garder les écouteurs. Si c'est Céline Dion, vous pouvez les conserver aussi: vous n'avez pas d'amis."

Par Cedric Dubois - Publié dans : Humour
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Mardi 6 mai 2008
Cette enquête a été réalisée avec l'aide des internautes qui ont bien voulu répondre aux questions des journalistes de Rue89.

Est-ce qu’on peut emmener son ordi dans son lit, s’il y a déjà dedans quelqu’un avec un livre?

"Oui si déjà au moins trois personnes y sont en train de lire un ouvrage, mais sûrement pas si au moins deux personnes y sont déjà a l'ouvrage", répond Tophee.

Oui, nous répond Laurence Caracalla, car vous êtes en droit d’obtenir l’attention complète de votre voisin de lit.

Si vous emmenez de la lecture, Laurence Caracalla encourage plutôt le journal (ça se partage).

Vincent propose une règle intéressante: "En fait, la question est moins ce que tu amènes au lit que la taille de l'objet (…) si ma femme amène un livre, je peux amener une console portable."

La présence de l’ordi au lit, "puissant tue-l'amour" selon ceRf, est plus controversée. OK, si c’est pour lire l’actu en ligne, répond lebuffalo, mais pas "si c'est pour chatter sur des sites de rencontres pour votre prochain plan cul". Oui à l’ordi au lit, répond Sefero49, "car, en anglais, Femme peut se traduire par WiFe, qu'on peut donc abréger en WF, soit Wi Fi phonétiquement... Donc nous restons branchés sur la Wi-Fi". (Cette réponse n’aurait-elle pas dû être postée sous les règles de partage des joints?)

"Ça sert de bouillote", apprécie Guerzit, toujours à propos de l'ordi au lit. "Ou de couillote", pour Cyp, qui, au passage, évoque les risques liés à un câble dénudé.

Notez pour nos prochains débats: Axior soulève la question de ceux qui emmènent des corn-flakes au lit.

Invité à un deuxième mariage, faut-il dire à des invités qu’on s’est déjà vu au premier ou faire semblant de rien?

Evidemment qu’il faut faire semblant de rien, répond Laurence Caracalla. D’ailleurs, note Sefero49, note le deuxième mariage sera "peut-être pour nous aussi l'occasion de changer de conjoint... "

Quand on rencontre quelqu’un après combien de temps, doit-on débrancher son profil Meetic?

Deux semaines, conseille Laurence Caracalla. C’est d'ailleurs la durée pour échanger des articles achetés, note un internaute. Jamais, pour lebuffalo: "Quelle idée farfelue ! pourquoi faire une telle chose, faut toujours avoir une longueur d'avance" qui propose de "supprimer le profil qui vous a permis de vous réunir. Et vous créer un nouvelle fiche (sans photo, le mystère est source de séduction), hop, ni vu ni connu!"

Toujours dans la sophistication, Valentin_B (qui a récemment aidé sa mère à fermer son profil) recommande l’"option pour mettre son profil invisible sur Meetic. Cela permet de ne pas supprimer son profil laborieusement rempli au cas ou l'aventure serait de courte durée, et surtout cela évite de recevoir des demandes au cours d'une relation "Meetic".

Iroise29 fait remarquer que si votre partenaire s'est aperçu que vous avez gardé votre profil Meetic, c’est qu’il s’est reconnecté aussi… Alors, alors?

 

Comment dire à ses amis qu’on préférerait qu’ils aient chacun leur email ?

Pour Axior, "La bienséance impose de ne pas le leur dire. C'est leur couple, c'est leur choix. On n'a pas à s'en mêler."
OK. Mais admettons qu’on s’en mêle quand même. "Dès qu’un couple a fait l’expérience des emails superflus, la question ne se pose plus", note finement Nicolaï Vsévolodovitch.

D’où l’idée de Laurence Caraccala, qui propose de les y pousser en arrosant leur boite aux lettres d’emails qui n’intéressent que l’un des deux: photos de bagnoles par exemple… David Mohamed va plus loin, il propose d’"envoyer à l'un des deux les adresses de clubs échangistes 'dont on a parlé la dernière fois'." Risqué pour Laurence Caracalla: "Ça risquerait d’aiguiser leur curiosité".

 

Comment faire un plan de table avec des amis gays?

Franchement là, on n’a pas de solution. Laurence Caracalla recommande de séparer TOUS les couples, gays ou pas. Axior, qui trouve ces plans de table discriminants, suggère de placer les couples ensemble, et de "placer les célibataires entre un gars et une fille, si possible." Juliettelucie propose de tirer au sort. "Qui s'emmerde encore a faire des plans de table?", tranche Tophee.

Doit-on encore choisir un roi du sexe opposé quand on tire la fève à la galette des rois?

"Mettez deux fèves dans la galettes, et limitez à deux couronnes. Le hasard est politiquement correct", conseille Julielucie. Laurence Caracalla est archi-contre, et préfère garder la tradition telle quelle.

Conclusion romantique d’Ouzbek: "C'est pas la peine de choisir un "roi du sexe" si vous avez déjà tiré la fève, restez avec elle... "

 

Au travail, pendant combien de temps doit-on garder une relation secrète?

Le plus longtemps possible, ça pimente la relation, suggère Laurence Caracalla. Vincent, lui, voit trois cas de figure (attention, faut suivre):

"Vous êtes...

  1. ... un homme avec une femme ou un homme de niveau hiérarchique équivalent ou supérieur: venez des le matin suivant avec une corne de brume, un T-shirt de supporter à votre effigie et un mégaphone, et faites savoir que monde que c'est vous le chef, ici.
  2. ... une femme avec un homme ou une femme de niveau hiérarchique équivalent ou supérieur: restez discrète jusqu'à la pause, et là, racontez aux copines le tout dans les moindres détails, en ponctuant l'histoire de "et ouais les filles, c'est moi qui l'ai eu la première, alors respect".
  3. ... un homme ou une femme avec une femme ou un homme de niveau hiérarchique inférieur: jamais. JA-MAIS. Même si vous vous marriez, faites le discret, sans aucun invité. Et consultez votre avocat."

Sefero49 se fait la voix de la sagesse: "On attend le prochain plan social".





Par Cedric Dubois - Publié dans : Humour
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Mardi 6 mai 2008

J'ai trouvé quelqu'un qui porte un aussi grand intérêt que moi à l'écologie ....nan je blague...



Il y a quelques semaines, une pancarte a été accrochée sur la porte d'entrée de mon immeuble, dénonçant les pratiques anti-écologiques de certains de ses locataires. Les instances punitives avaient découvert que certains d'entre nous ne respectaient pas le tri sélectif. Et je dois vous avouer que s'ils avaient accroché à côté de cette pancarte la photo de mon visage avec écrit dessous «wanted mort ou vif», le message n'aurait pas été plus clair.
Je pense être l'une des dernières personnes de mon entourage à n'avoir strictement rien à foutre du tri sélectif. Alors je sais bien que c'est un acte citoyen primordial pour la survie de notre planète, mais rien n'arrive à me responsabiliser. Ni les messages d'alerte de Nicolas Hulot ou Yann Arthus-Bertrand, ni les comptes-rendus de fonte des neiges ou de déforestation. Tant que mes chaussures ne sont pas entourées de lave, ou mon pantalon trempé par les prémisses d'un tsunami imminent m'arrivant sur la face, je suis incapable de m'émouvoir, ou plutôt si, je m'émeus le temps du journal télé, mais dès les résultats sportifs, mon émotion citoyenne disparaît à la vue d'une volée de Federer ou d'un dribble de Cristiano Ronaldo.

«La terre vue du ciel» contre «Paris vue de ma fenêtre»

Jamais Nicolas Hulot n'arrivera à me faire prendre conscience que la terre va mal. Et le pire, c'est que je sais qu'il a raison, mais je n'ai pas envie de le croire. Par jalousie. Hulot a vu tant de choses magnifiques durant sa vie que je peux aisément comprendre qu'il veuille protéger, sauvegarder la planète. Ses motivations sont pures, réelles, basées sur l'expérience personnelle d'un globe-trotter insatiable. Pour ma part j'écris ce papier dans un 12m2 avec vue imprenable sur un mur moucheté de crottes de pigeons. Que voulez-vous que j'ai envie de sauvegarder avec une copie fécale d'un Jackson Pollock sous le nez une partie de la journée ?
Vous comprendrez que ma vision de la beauté du monde est un peu plus étroite que celle de Nicolas Hulot, et que si un matin, avant de descendre mes ordures ménagères, je décide de mettre mon carton de rouleau de papier-toilette dans la même poubelle que ma boîte de raviolis vide, ce n'est pas de la fainéantise, mais juste de l'aigreur.
«La terre vue du ciel» ? qu'ils essayent «Paris vue de ma fenêtre» et après on discutera.
Notre différence d'engagement vient du fait qu'on ne voit pas le monde de la même perspective.

Quand on voit les randonnées en rollers à Paris, on se dit que l'Homme n'a pas sa place sur cette terre
George Carlin, un des plus grands humoristes américains, disait : «the earth is fine… men are fucked». J'aime cette misanthropie guillerette.
Comme lui, plus j'observe la société et plus je me dis que l'Homme n'a pas sa place ici.
La Terre est une fête dans laquelle l'Homme s'est incrusté alors qu'il n'était pas invité. Il a vidé le bar et, bourré, à commencer à foutre le bordel et niquer l'ambiance.
Et lorsque, par exemple, je vois une marée humaine en rollers débouler sur les Grands Boulevards parisiens à grands renforts de bruits stridents, de chapeaux stupides et de t-shirts débiles, je ne peux m'empêcher d'avoir, l'espace d'une demi-seconde, et avec un léger sourire au coin des lèvres, le fantasme morbide de voir une voiture débouler à contresens.

La mondialisation, c'est aussi la propagation des projets nuls
Paris s'est transformée en un immense club Med dont Bertrand Delanoë est le g.o.
Il se félicite constamment des évènements à consonance écolo qu'il crée puis propose aux autres grandes villes du monde. Paris-Plage (bientôt à Londres), Vélib (à Chicago).
Bienvenue dans la nouvelle mondialisation soft, où les mêmes projets nuls se propagent aussi rapidement qu'un Herpès mal soigné.
Mais malgré mon petit côté insociable et pseudo-contestataire, j'aime l'endroit dans lequel je vis, et si Nicolas Hulot ou Yann Arthus-Bertrand lisent ce papier et décident de m'emmener en voyage pour me faire découvrir la beauté fragile au sein de laquelle nous vivons, je promets de devenir un citoyen modèle. Je serais même prêt à me raser à sec, brosser les dents à sec, me laver à sec, puis me rincer avec ma propre urine recyclée que je stockerai dans des containers gardés à température ambiante via un système d'éolienne fonctionnant à l'énergie solaire.
Par Alexis Macquart - Publié dans : Humour
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Lundi 5 mai 2008
Juan récapitule un an de régime sarkozyste. Tant de bourdes qu'on avait déjà oubliées...
Cela fait donc un an. Un an que Nicolas Sarkozy a été élu Président. A regarder les 52 semaines écoulées depuis le 6 mai, on se demande ce que Nicolas Sarkozy a pu nous épargner. Retour en arrière, en 52 constats.

1ère semaine: le germe du Bling Bling
Il commence son mandat en beauté: le Fouquet's, la Concorde version Neuilly-France Dimanche, puis l'escapade à Malte, en yacht & jet privé prêté par l'ami Bolloré, un bon sondage qui dit que les Français ne sont pas choqués, commenté dans le Figaro par Anne Fulda. Ces symboles sont prémonitoires d'un comportement Bling Bling génétique, que l'opinion publique ne percevra que plus tard.

2nde semaine: l'intronisation : Nicolas SARKOZY est intronisé, son gouvernement nommé, la gauche dynamitée. On entend déjà Martin Hirsch se plaindre des futures franchises médicales. Le Figaro s'interroge sur la découpe du Ministère de l'Economie en trois segments (Travail, Emploi et Budget).

3ème semaine: état de grâce

Sarkozy modère déjà quelques unes de ses promesses de campagne. La défiscalisation des heures supplémentaires sera partielle; le service minimum également. Mais la presse n'en a cure. Elle jouit à pleines pages: "une famille d'aujourd'hui à l'Elysée" (PARIS MATCH, 22 mai), "Façon Kennedy ou Grimaldi, le glamour s'invite sous les ors de la République avec un président qui ne veut rien laisser au hasard" (VSD 23 mai), "Large victoire de la droite attendue aux législatives" (LE FIGARO, 21 mai) ou "le style SARKOZY séduit les Français" (LE FIGARO 25 mai) ; "La révolution SARKOZY" (l'EXPRESS , 24 mai)

4ème semaine: les deux erreurs de Sarkozy
Sarkozy gagne son pari européen : il décroche un mini-traité "simplifié" mais incompréhensible. Il commet ses deux premières erreurs politiques. Le paquet fiscal est en route, on sait qu'il va creuser les déficits. Les peines planchers sont lancées, on sait que les prisons sont engorgées.

5ème semaine: le danger des pleins pouvoirs
Le 10 juin, 67 ans après un autre funeste 10 juin, on est en droit de s'inquiéter sur les futurs pleins pouvoirs du Président. Les élections législatives s'annoncent gagnées. La droite se pavane...

[6ème semaine: sursaut démocratique
... Mais quelques jours plus tard, la droite déchante. L'électorat sarkozyste ne s'est pas mobilisé. L'opposition a frôlé la disparition institutionnelle. Sarkozy s'est montré ivre (ou stressé) au G8, dans une video vue 12 millions de fois en 5 jours.

7ème semaine: course de vitesse
se confie: il veut vider le centre gauche, comme il a vidé l'extrême droite. Et pour ce faire, il adapte son (second) gouvernement Fillon : une secrétaire au Droits de l'Homme inexpérimentée mais noire; un libéral socialiste alsacien à la francophonie, une beurette laïque sous les ordres d'une Catho & Soumise. Nous lui souhaitons d'aller vite, très vite: "La seule véritable chance de ce pays est d'avoir un Président qui veut aller vite. Plus vite il ira, plus vite les malentendus se dissiperont."

8ème semaine: toutes des salopes

"Cloporte", "résidus", "salope", l'insulte fusent chez les sarko-boys. Sarkozy laisse déjà les autres gérer l'intendance de ses promesses : la vente de 5% de France Télécom pour se payer un second porte-avion, l'absence de coup de pouce au SMIC la suppression de 10 000 postes de fonctionnaires à l'Education Nationale.

9ème semaine : lettre à mes amis sarkozystes
Un mois s'est écoulé depuis l'élection. Il est temps de s'adresser à mes amis sarkozystes, de leur faire remarquer que les premières mesures annoncées sont socialement pénibles et financièrement désastreuses.

10ème semaine : Gosplan

Sarkozy apparaît comme et aux allocations chômage, un président d'inspiration libérale qui veut gérer le pays comme on gérait le Gosplan dans les années 1950 en Union soviétique : il veut contrôler la BCE, creuse les déficits de son paquet fiscal, et brusque sa (nouvelle) majorité UMP qui redresse son bouclier fiscal (de 39 à 50%). En quelques semaines à peine, il ruine son crédit de compétence et de concertation.

11ème semaine: "communication hypocrite"
Cette semaine débute avec les petits fours du 14 juillet et se termine dans la repentance. Cécilia, dans ses derniers jours d'apparence en épouse réconciliée avec son adultérin de mari, a soigné la fête. Overdose de communication, et ... de commissions: Sarkozy semble créer autant de commissions, comités, et consultations qu'il a fait de promesses électorales.

12ème semaine : "la honte"

L'Hyper-Président envoie sa femme récupérer les infirmières bulgares en Libye, puis va signer un accord de défense et de livraison d'un réacteur nucléaire à la dictature libyenne. Pour son premier déplacement, il va expliquer à Dakar "le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire."

13ème semaine: "promesses tenues"
La session extraordinaire du Parlement est bouclée. Sarkozy a satisfait son électorat de droite: loi sur la récidive et la délinquance des mineurs et paquet fiscal sont votés. Exit la promesse d'équilibre budgétaire. Nous sommes en août, Sarkozy a grillé ses cartouches budgétaires avant la crise des subprimes. Il part en vacances dorées aux Etats Unis. "Ami Sarkozyste, où es tu ?" demandais-je pour la première fois.

14ème semaine : "l'éthique à l'épreuve"

A Amiens, un jeudi matin d'août vers 7h45, un jeune clandestin russe du nom d'Ivan saute par le fenêtre pour échapper à la police. Quelques intellectuels africains expliquent à Sarkozy (et Henri Guaino) qu'ils n'ont que faire de ses conseils racistes. La Sarkofrance n'est plus décomplexée. Je commence à vraiment chercher mon ami Sarkozyste.

15ème semaine : "expulsions"
Le premier été de Sarkozy Président s'achève. Après le yacht maltais, la villa américaine du New Hampshire. Il faudra s'habituer. Les médias y sont déjà accrochés. Le couple présidentiel est plus que jamais un sujet de la presse people (Cécilia, Cécilia, Cécilia ). Les expulsions continuent.

16ème semaine : "recours à la victime"

Les derniers chiffres de la croissance la crise boursière venue des Etats Unisont achevé de convaincre les indécis que les prévisions annuelles du gouvernement ne tiendront pas. L'opposition attendait ce retour de vacances pour interroger Cécilia Sarkozy l'affaire libyenne. Le tout premier sondage révèlait que les Français ne sont pas dupes sur leur pouvoir d'achat. Mais Sarkozy sort son joker : "la victime." La victime (de crimes sexuels) n'est pas assez considérer. Il faut juger les fous ! Belle diversion quand les nuages économiques s'amoncellent.

17ème semaine : "essoufflement ?"

Rentrant de vacances, Sarkozy semble essoufflé. Il parle aux 180 ambassadeurs de France, pour sa rentrée, puis à l'université d'été du Medef.

18ème semaine : "gouvernement de bleus"

Les couacs et autres approximations gouvernementaux se multiplient. Les Bleus sont au pouvoir : [Bernard Laporte a fait lire la lettre de Guy Moquet ]url:http:/sarkofrance.blogspot.com/2007/09/rugby-une-norme-erreur-de-gestion-de-la.html/aux Bleus quelques heures avant leur match contre l'Argentine, lecture fatadique d'après certains. Fadela Amara ouvre un skyblog pour parler de son plan "anti-glandouille" pour la banlieue. Rama Yade perd ses nerfs, Christine Lagarde évoque un "plan de rigueur" pour les fonctionnaires. [Un tiers du cabinet de Rachida Dati ]url:http:/sarkofrance.blogspot.com/2007/09/le-krcher-dati-2-nouveaux-dparts-son.html/n'a pas supporté plus de 3 mois l'autoritarisme de son ministre.

19ème semaine : les blogs se radicalisent
La blogosphère vigilante se radicalise et se regroupe. "4 mois après le 7 mai, et cette élection présidentielle, les blogs s'énervent contre la Sarkofrance et son président."

20ème semaine : A-D-N

"Aucun sujet n'est tabou" déclaré Brice Hortefeux à l'Assemblée Nationale en cette fin septembre. L'amendement Mariani qui propose des tests ADN aux candidats immigrés au regroupement familial ne sert à rien sinon à vexer.

21ème semaine : accélérer pour ne pas trébucher

Pour la première fois depuis le 7 mai, la presse se fait l'écho de ses premiers échecs, de sa nervosité croissante en public. Paradoxalement, Sarkozy tient ses promesses de moyens, pas de résultat.

22ème semaine : merci Sarko
La personnalité du président devient sujet de conversation: rumeur de séparation , tics nerveux, etc. Finalement, il n'a pas tant changé que cela. C'est la vraie fin de l'état de grâce.

23ème semaine : les digues ont sauté

Candidat, Sarkozy appelait cela la "rupture." Maintenant qu'il est Président, les digues républicaines ne peuvent que sauter: la création d'un Ministère de l'identité nationale entraîne les tests ADN. La commission Attali récemment installée veut débrider la croissance française. Même le mythe de sa famille recomposée lui a pété dans les mains. Cécilia l'a quitté.

24ème semaine : semaine noire pour NS
Elle est partie. Il a fallu le confirmer. Sarkozy déprime.

25ème semaine : "mensonges d'Etat"
Rachida Dati a menti sur ses diplômes, le divorce Cécilia-Nicolas était en place depuis avril.

26ème semaine : "régime spécial"

Sarkozy s'augmente de 172%; la délocalisation du Conseil des Ministres en Corse mobilise 2 Airbus et 2 000 CRS ; les députés ont finalement accepté de réformer leur propre régime spécial de retraite; et Rachida Dati laisse le Parquet s'opposer à une enquête contre le nouveau secrétaire d'Etat au Sport.

27ème semaine : "effet boomerang"
La stratégie politique de Sarkozy est-elle en passe de devenir contreproductive ? On est en droit de s'interroger : le nombre de réformes réellement engagé est finalement très faible (même pour l'UMP).

28ème semaine : "infection de mythes"

Un triste Arche de Zoé fait parler de lui, tout comme une réforme des retraites mal préparée. L'efficacité du Président est mise en doute jusque dans les sondages.

29ème semaine : "la démocratie a une fin"

Le Président élu depuis 6 moins a écrasé tous ses rivaux institutionnels: les députés se taisent. Les ministres sont des porte-paroles. Le premier Ministre un exécutant. La justice se tait et la presse aussi. La France contemple l'action du Président, ses émotions, ses coups de gueule et ses accès de sincérité : "personne ne me résiste" a-t-il déclaré aux journalistes des Echos, Nicolas Sarkozy vit ses dernières heures d'omnipuissance.

30ème semaine : ruptures ?
La rupture n'est pas là où on l'attendait: aucune rupture en banlieue (Villiers Le Bel s'enflamme); aucune rupture dans la pratique politique (la langue de bois se répète); aucune rupture pour le pouvoir d'achat (il ne décolle pas).

31ème semaine : "premiers départs"

Noël approche, les promesses sont loin. La venue de Kadhafi en grandes pompes, le jour du 60ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l'Homme des Nations Unis, est la goutte d'eau qui fait déborder le vase des promesses éthiques.

32ème semaine : "l'humiliation"
Kadhafi vient de partir, après avoir saccagé l'amour propre de la majorité. le mythe d'une confiance retrouvée est définitivement tombé : le spectre de la crise de 1929 revient. Mais Sarkozy se trouve une nouvelle compagne à Eurodisney, Carla Bruni.

33ème semaine : "retournement médiatique"

La presse s'emballe, le Bling Bling repart. Nicolas et Carla font les une des magazines. La France découvre un Président qui veut prendre du bon temps.

34ème semaine : la rupture n'est pas là

Nicolas n'a pas changé. La vraie rupture est dans la pratique présidentielle: Sarkozy n'a pas le ridicule de Giscard. Mais il nous fait regretter le grand De Gaulle, le sphinx Mitterrand et même l'immobile Chirac

35ème semaine : "résistance médiatique"

On aurait pu croire que la trève de Noël aurait refroidi les impatiences de la presse, que les différentes diversions présidentielles auraient servi. Elles ont été nombreuses : une nouvelle compagne, des vacances "people" à Louxor, un carnet de notes pour ministres, un ciblage contre les "chômeurs-fraudeurs", des voeux vainement modernisés. La technique du vacarme a joué à plein.

36ème semaine : "problème de comportement"

L'expression est de Cécilia Sarkozy, dans le livre contesté d'Anna Bitton publié le 11 janvier. "Nicolas Sarkozy a un réel problème de comportement". On le savait nerveux, agressif contre ses contradictoires. On l'a découvert capable de s'enflammer, de s'exhiber comme un garçonnet fier de son nouveau jouet. "Et pourtant, il a la bombe !" s'exclame un ami blogueur.

37ème semaine : la politique de la culotte
Président Bling Bling ? Bing bing dans la Présidence ! Un sondage de fin de semaine l'annonce moins populaire que son premier ministre. C'est donc un problème de comportement, et/ou une question de responsabilité. Nicolas Sarkozy est devenu inaudible (chez les pêcheurs, sur la religion, à propos du pouvoir d'achat). Chacune de ses interventions fait long feu.

38ème semaine : mauvais goût

Le Président est devenu le handicap de sa majorité, à peine 9 mois après son élection. La majorité parlementaire ne se gêne pas pour grogner, à la marge certes.Les candidats UMP aux élections municipales cachent leur appartenance au camp présidentiel

39ème semaine: Alzheimer

L'équipe gouvernementale fait feu de tout bois pour rassurer l'électeur, à quelques semaines des élections mnicipales: retraites revalorisées au-delà des 1,1% prévus ; soutien public à l'usine d'Arcelor-Mittal; débloquage de 250 millions pour les sans-abris. Le Sarkozysme se transformerait-il en une entreprise clientéliste ?

40ème semaine: "président anxiogène"
On sait ce qu'il a fait, ce qu'il n'a pas fait. On se demande surtout ce qu'il va faire. Qu'il s'agisse de sa vie privée ou de son action politique, Nicolas Sarkozy inquiète. Il paraît fébrile ou nerveux. Sarkozy ne sait pas prendre du recul. Il corrige sa trajectoire en courant. Il change de direction sans ralentir. La base UMP est déboussolée. La discorde enfle entre les ministres.

41ème semaine: Fillon président en 2012 ?
Surprenant retournement, le premier ministre devient le dirigeant préféré des Français. Pour défendre leur président en détresse, les sarkozystes tentent de riposter avec la théorie du complot.

42ème semaine : droite complexée

Cette semaine, Nicolas Sarkozy a fait sonner la charge. Plainte contre un blogueur, Rama Yade qui crie au racisme, méthodes de la Stasi, Laurent Wauquiez nous traite de terroristes, journaliste entendu par la police. Roger Karoutch a raison, la période actuelle ressemble de plus en plus aux années trente... Il y a même des ministres mis en examen pour détournement de fonds.

43ème semaine : populisme présidentiel
Le Conseil Constitutionnel invalide la rétro-activité demandée par Rachida Dati dans sa loi sur la rétention de sûreté. Qu'importe, le président qui fait appel au "peuple" contre les "élites", l'opposition accusée d'indulgence criminelle, une députée UMP demande une loi d'exception.

44ème semaine : Sarkozy sait il travailler ?

Sarkozy a fini par être noté par 45 millions d'électeurs. Au 1er tour des élections municipales, les candidats de la majorité ont recueilli 40% des suffrages. Déroute ? Sarkozy continue de mitrailler de ses annonces. On ne l'écoute plus.

45ème semaine: je ne vous ai pas compris
Dimanche 16 mars au soir, les équipes présidentielles ont usé de toutes les ficelles pour nier une sanction électorale. Nicolas Sarkozy n'a retenu qu'une leçon de ses difficultés sondagières : l'électorat frontiste l'a lâché. Il doit se droitiser

46ème semaine : Nicolas a fait Bling

Nicolas continue son "agitation immobile": comme s'il craignait d'affronter la réalité, et surtout sa révélation aux Français, il multiplie les leurres : nomination d'un jeune conseiller spécial "anti-rumeur"; inauguration d'un porte-avion nucléaire, réforme des institutions, célébration d'un résistant, etc...

47ème semaine : la normalisation
Fillon est devenu premier ministre. Cette semaine, il a bien fallu annoncer les mauvaises nouvelles : les comptes 2007 sont mauvais; les prévisions pour 2008 sont faiblardes; et les grandes promesses fiscales et sociales sont  enterrées sine die

48ème semaine : rigueur inachevée

Le moral des ménages est peut être au plus bas depuis 21 ans, mais la droite s'impatiente. Où Sarkozy va-t-il tailler ? Trois actions sociales sont touchées : l'accès au logement social ; les dépenses de santé; et les emplois aidés.

49ème semaine : "chef de clan"
Aaprès l'annonce de son plan d'économies, Sarkozy se fait discret. Il a servi son clan. La seule mesure populaire, la défiscalisation des heures supplémentaires, a été évaluée cette semaine : inefficace et coûteuse.
[
50ème semaine : "droite "snif snif"]
Malheureusement, la réalité rattrape le Président : une semaine de couacs gouvernementaux (carte famille nombreuse, déremboursement des frais d'optique, sanctions contre les chômeurs, etc) a donné à la majorité présidentielle un nouveau surnom : la droite snif snif. Sarkozy doit parler aux Français.

51ème semaine : question de franchise

A l'issue d'une belle intervention télévisée de 280 000 euros, Nicolas Sarkozy abuse de la franchise politique ("ne me jugez pas avant 2012") et invente la franchise sociale : même le Revenu de Solidarité Active sera ainsi financé par des économies sur la "prime pour l'emploi."

52ème semaine : la realpolitik au plus bas.
Le Président termine son année en beauté : un voyage au soleil, officiel cette fois, Carla Bruni à son bras, pour célébrer les progrès démocratiques du coin, vendre un peu de nucléaire et signer quelques accords commerciaux.

Un an déjà.

Ami Sarkozyste, où es-tu ?


Source: http://www.marianne2.fr

Par Cedric Dubois - Publié dans : Actualités
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Lundi 5 mai 2008
 
C'est le dernier roman de Guillaume Musso, roman dont je n'avais même pas entendu parler jusqu'à le découvrir par hasard dans une librairie !! Peut-être que le succès de l'auteur lui permet aujourd'hui de se passer de toute publicité !

C'est un livre que j'ai avalé en quatre heures et une soirée...Je peux interprêter cela deux façons: l'une serait c'était tellement entrainant et captivant que je n'ai pu m'en défaire ( c'est partiellement vrai...), l'autre serait, c'était tellement léger et cela demandait si peu à réfléchir que je ne me suis pas rendu compte à quel point les pages défilaient rapidement...
Quoi dire ? C'est du Musso tout craché, pourquoi changer une recette qui fonctionne n'est-ce pas ? On y trouve la dose de romantisme habituelle, la part de surnaturel, des personnages attachants, une intrigue qui se lit comme un roman policier... La thématique tourne toujours autour de " qu'est-ce que je ferais ou j'aurais fait si j'obtenais une seconde voire une troisième ou une quatrième chance...." ! Non c'est vrai, c'est bien....
Mais cela commence à me lasser .... Dis Guillaume, tu voudrais pas changer de registre avant de finir dans la collection Harlequin ???
Par Cedric Dubois - Publié dans : Idées de lecture
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Jeudi 1 mai 2008

La fête du muguet :


Depuis le Moyen-Age. Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit présente en Europe depuis le Moyen-Age. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes qui lui accordaient des vertus porte-bonheur.

 

Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses : ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise de porte-bonheur, il décida d'en offrir chaque année aux dames de la cour. La tradition était née.

La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des "bals du muguet". C'était d'ailleurs l'un des seuls bals de l'année où les parents n'avaient pas le droit de cité. Ce jour-là, les jeunes filles s'habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d'un brin de muguet.

 

 

 

 

La  fête du travail :

 

1er mai 1886 : Ce samedi à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les syndicats américain. Une grève, suivie par 400 000 salariés paralyse de nombreuses usines. Le mouvement se poursuit et le 4 mai, lors d'une manifestation, une bombe est jetée sur les policiers qui ripostent. Bilan : une dizaine de morts, dont 7 policiers. S'en suivra la condamnation à mort de cinq anarchistes.

20 juin 1889 :
le congrès de la IIème Internationale socialiste réuni à Paris pour le centenaire de la Révolution française, décide de faire du 1er mai un jour de lutte à travers le monde avec pour objectif la journée de huit heures. Cette date fut choisie en mémoire du mouvement du 1er mai 1886 de Chicago.

Dès 1890,
les manisfestants arborent un triangle rouge symbolisant leur triple revendication : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Cette marque est progressivement remplacée par une fleur d'églantine, puis en 1907 par un brin de muguet. Le muguet fait son grand retour...

24 avril 1941 :
en pleine occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné comme la fête du Travail par le gouvernement de Vichy qui espérait ralier les ouvriers. Le jour devient chômé.

Avril 1947 : la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération. Celui-ci fait du 1er mai un jour férié et payé .

Aujourd'hui, la Fête du Travail est commémorée par un jour chômé dans la plupart des pays d'Europe à l'exception notamment de la Suisse et des Pays-Bas. Au Royaume-Uni, c'est le premier lundi de mai qui est férié.

Par Cedric Dubois - Publié dans : Réflexions
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Mardi 29 avril 2008

Je l'avais tant attendu ce nouveau roman d'Anna Gavalda !!! Attendu car le précédent Ensemble c'est Tout est sans doute mon roman préféré, celui qui m'a le plus transporté.
Mais là je suis déçu...Déçu car j'ai du combattre pour parvenir au terme des quelques 650 pages, déçu car les 300 premières pages ne sont que redondance, l'univers de Charles Balanda n'évolue quasiment pas, seul son passé refait surface par  par des flash-backs incessants. Déçu également car l'énchevêtrement des personnages rendait parfois diffcile la compréhension du récit, je me suis perdu de temps en temps, avec le héros...
Alors j'ai attendu patiemment la page 301...C'est là qu'enfin l'écriture si particulière d'Anna Gavalda prend enfin tout son sens comme seule, elle sait le faire !! Je me suis imaginé dans cette demeure si étrange, à moitié délabrée où il fait si bon vivre, je les ai vus ces enfants presque sauvages, j'ai joué avec eux ! J'ai mangé les gâteaux que confectionnait Kate, je l'ai entendu son accent so british...
Quand j'ai eu fini, j'avais le sourire aux lèvres, j'étais joyeux ! C'est cela la magie d'Anna Gavalda...

Résumé:

'Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. 'Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l'impression d'avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu'il est devant l'évier, s'asperge le visage en gémissant. Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C'est fini. C'est fini, tu comprends ?' Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l'appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui. Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l'évidence : l'échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.'

Autres Critiques:

Le Point - Albert Sebag (6 Mars 2008)
'La consolante', c'est ce tournoi de pétanque qui est proposé à ceux qui sont éliminés prématurément de la joute officielle. La parabole de Gavalda est évidente : même gagnée par le désespoir, l'existence d'un être humain ne se résume pas à une pièce en un acte. Beaucoup des 2 milions de Français qui liront 'La Consolante' fermeront ce livre en prononçant ce simple mot : 'Magnifique... '

L’Express - Marianne Payot (06 Mars 2008)
Efficace, 'La Consolante' a un joli titre, hommage à la partie de pétanque qui compte pour du beurre, trouvé dans l'urgence, comme le dessin de la couverture, tracé par l'auteur elle-même, et se lit avec plaisir. Il peut même vous aider à trouver des amis (tentez sa lecture dans le métro ou dans le train), vous faire oublier vos propres peines et susciter les railleries des critiques.

Extrait:

Oui elle faisait le pitre. Et pas seulement pour la photo. Pas seulement pour sauver Charles de l'autre binocle. Pas seulement parce qu'il faisait beau et qu'elle se sentait en confiance dans un viseur qui l'aimait. Riait, léchait son verre quand la mousse débordait, leur catapultait des dragées et s'était même fabriqué des dents de vampire en nougatine, mais c'était... pour faire diversion... Oublier et surtout, leur faire oublier à [... ]

Par Cedric Dubois - Publié dans : Idées de lecture
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