Avant de Poursuivre...

'' Et quand bien même je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert à rien. ''
Mercredi 24 octobre 2007
Samantha, bonne à rien faire                                          

Quand on a la trentaine, un job de rêve qui accapare tout notre temps et qui rapporte beaucoup d’argent on a tendance à se dire que la vie est belle. Mais pour Samantha le bonheur est tout relatif et ne va pas durer. Avocate renommée, elle voit sa vie s’écrouler lorsqu’elle fait perdre plusieurs millions de livres à son entreprise. Désespérée, la jeune et, évidemment, jolie femme de loi court s’exiler dans un manoir de la campagne anglaise où elle se fait embaucher comme bonne à tout faire.
Plus rocambolesque, Sophie Kinsella n’aurait pas pu faire, mais bien que la situation soit presque impossible on se laisse tout de même séduire. Ce roman,  plutôt destiné aux filles, happe le lecteur pour ne la laisser que souriant et béat à la dernière page. Car, en effet, le happy end assuré, et pour tous les personnages du récit qui plus est. On notera que pour une fois Samantha est certes accomplie dans son travail mais n’a pas 15 prétendants sous sa fenêtre et ne brille pas particulièrement dans les taches ménagères.
Le récit aussi captivant soit-il ne renouvelle malheureusement pas le genre mais est ce bien là ce qu’on lui demandait ? Pas sûr. Sophie Kinsella étant la créatrice de la série ‘Accro au shopping’, on retrouve avec délectation son style empreint d’humour et de petite référence 100 % girly. On dévore donc cet ouvrage avec autant de plaisir que si l’on retrouvait une vieille amie. Pour ce qui est du roman de l’année on repassera mais en attendant on se sera bien amusé.

Extrait:

Nathaniel prend tout son temps pour déboutonner sa chemise.J'aperçois un peu de peau bronzée avant de baisser les yeux.
Arrête de jouer les vierges effarouchées, me dis-je. Il enlève sa chemise et alors ? C'est pas l'affaire du siècle !

Par Cedric Dubois - Publié dans : Idées de lecture
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Mardi 23 octobre 2007

Ce matin en me rasant, je fixais le miroir
Et...ce fut étonnant...Je vous en conte l'histoire:
Alors que je pensais, j'ai trouvé ça étrange
Lui, il réléchissait avec sa gueule d'ange...

A chaque mouvement ensuite que je faisais,
Il allait m'imitant et pas du tout discret
Il mimait sans retard, vraiment au même instant
Je sentais son regard sur moi, très insistant...

Je me suis mis alors dans un état extrême
Ce type, ce butor à face de carême
Provoqua mon humeur, je fronçai les sourcils
Lui fis un bras d'honneur, le traitai d'imbécile.

Je ne l'entendais pas, non, mais j'ai bien compris
M'empruntant ces mots-là, il les disait aussi
Comme je m'énervais, lui, il en fit de même
Ma colère montait, il en devint tout blême.

Excédé je me lâche, lui fais une grimace,
Diable! Là je me fache, quel toupet! Quel audace!
Je lui tirai la langue, Que croyez-vous qu'il fit ?
Cette espèce de dingue, la tire aussi, pardi!

Comme il est ridicule! Ah s'il voyait sa afce!
Je regarde, incrédule, cet idiot dans la glace...
Montant sur mes chevaux, le traite d'abruti
Et je hurle aussitôt: " Allez file d'ici! "

Ah ça mais quel culot! Prononçant mes paroles
Il me vole mes mots, intreprête mon rôle.
Las de me confronter, je pris un bain de mousse..
Planqué dans la buée, il s'éclipsa en douce...

Par Cedric Dubois - Publié dans : Humour
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Lundi 22 octobre 2007
Le Rapport de Brodeck                                                 
 Je ne suis pas fan de Philippe Claudel, loin s'en faut....Les longues descriptions, les narrations qui n'en finissent pas, ne sont pas ma tasse de thé!! Cela ma rappelle un certain Balzac que j'avais en horreur quand j'étais lycéen!
Mais Le Rapport de Brodeck est différent...Le héros ou la victime, je ne sais plus trop quel qualificatif utiliser à son sujet, tant il est à la fois les deux, parle à la première personne!! C'est son récit, son histoire, sa vie! Il nous la raconte avec ses propres mots, un langage simple comme si il s'exprimait face à son lecteur...C'est quelquefois maladroit, et Brodeck s'en excuse à maintes reprises en disant " je ne suis pas un écrivain, je sais juste lire et écrire, alors pourquoi ferait-on de moi un écrivain ? "
Mais qui est ce Brodeck ? Un étranger dans son pays, un rescapé des camps de concentration, un homme qu'on a humilié, abaissé, deshumanisé mais qui reste malgré tout un homme...Un homme qui revient dans son village à la libération et dont le rôle va consister à rédiger un rapport sur un évènement effroyable dont tout le village ou presque est coupable!!
Tout au long de ce rapport et afin d'en expliquer les tenants et les aboutissants, Brodeck va renouer le fil de sa vie....Il ya  de l'amour, de la barbarie, de la honte dans ce rapport...Mais il y a aussi plusieurs questions dont celle-ci: jusqu'où peut aller la fraternité dans l'abject ? Ce roman est haletant de bout en bout...
Merci Philippe Claudel!

Un extrait:

J'ai marché, marché, marché.J'ai marché vers Emélia.J'allais vers elle. Je revenais. Je ne cessais de me dire que je revenais vers elle. Il y avait à l'horizon son visage, sa douceur, son rire, sa peau, sa voix de velours et de rocaille, son accent de l'ailleurs qui donnait à chacun de ses mots une maladresse d'enfant trébuchant sur un caillou, qui manque de tomber, qui reprend son équilibre puis éclate de rire.




Par Cedric Dubois - Publié dans : Idées de lecture
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Jeudi 11 octobre 2007
Si vous voulez vous mettre en lice pour la prochaine compétition de taper de SMS, vous devez vous entraîner avec le texte suivant défini par le guiness des records :
: " The razor-toothed piranhas of the genera Serrasalmus and Pygocentrus are the most ferocious freshwater fish in the world. In reality they seldom attack a human. "
A titre d’info , le record actuel date de novembre 2006, détenu par un jeune étudiant de Singapour de 16 ans, Ang Chuang Yang en 41.52 secondes !

J'en connais qui pourrait concourir !
Par Cedric Dubois - Publié dans : Humour
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Jeudi 11 octobre 2007
Notre belle langue ayant tendance à disparaitre au profit d'anglicisme en tout genre, j'ai décidé d'adopter un mot!! 
Oh je sais, je ne suis pas le premier à avoir cette idée, mais voilà si chacun y met du sien, certains mots ou locutions qu'elles soient anciennes ou actuelles, usitées ou pas du tout, seront les bienvenus!
Evidemment, ils devront être accompagnés de leurs définitions, autant joindre l'utile à l'agréable !!

Allez j'ouvre le bal !!

J'adopte le mot BILLEVESEE

Définition:
Idée chimérique, occupation vaine, propos frivoles.

C'est votre tour!!!
Par Cedric Dubois - Publié dans : Humour
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Vendredi 21 septembre 2007

Ce jour est la journée internationale pour la Paix...A ma manière, je souhaite y contribuer.

Combien étions-nous ?
A naitre à cette heure-là
D'une contraction de ventre
D'un spasme du néant
A rejaillir du tunnel
Contraints ou consentants
Pour prendre place,
A la table du temps

Combien étions-nous ?
Fermés à la dilatation
A l'autonomie réfractaires
Ou gobant l'atmosphère
Explosant de sensations
Le nez et le coeur palpitants
Baptisés d'eau et de sang

Je nous imagine au départ
Certains, yeux respirants
Certains, yeux éblouis
Certains déjà meurtris
Chaloupés par des mains
A la mémoire enfouie

Je nous imagine 
Un peu plus de candeur
Un peu plus de confiance
Un peu plus dans l'inclinaison
A savourer l'insouciance
Mais a-t-elle uen saison ?

Je nous imagine
En passe d'amnésie
Assis à califourchon
Entre hier, nous étions
Et aujourd'hui, devenons
Explorateurs sous contrat
Prisonniers de trois kilos trois

Combien avons-nous été ?
A courir les dix premières années
Dans l'amour et la tendresse
Sans collection de claques aux fesses
A avoir, nos deux parents
Unis, présents et rayonnants

Combien avons-nous été ?
A faire le chemin des écoliers
Etre libre, ce n'est pas très compliqué
Mais que faire de sa liberté ?

Combien sommes-nous aujourd'hui ?
De ses frères et soeurs de début de vie
A être en corps, encore
A être en amour, ce jour
A croire avec raison
A n'avoir peur de la maison

Je crois aux dieux de chair fragile
En la volonté des hommes de bien
Au coeur desquels coulent dociles
Les forces vives du genre humain

Je crois aux ombres sous le courage
A la demi-planète, toute en sommeil
En l'inertie, aux grands ouvrages
En la mouvance du monde intemporel

Je crois en l'effet papillon
En l'utile de toute création
En l'influence universelle
De nos individuels

Je crois comme je respire
Je suis paix comme j'y aspire

Par Cedric Dubois - Publié dans : Réflexions
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Mardi 18 septembre 2007
Lors du service divin auquel j'ai assisté ce dimanche, il fut question de ce passage des évangiles au cours duquel Jésus enseignait à ses disciples en faisant route vers la cité d'Emmaus.
Les disciples restèrent étrangers à l'enseignement car ils ne le comprenaient pas.
Leur unique sujet de conversation était de déterminer lequel d'entre eux était le plus grand.

Chacun de nous poursuit sa route sur cette terre. Mais durant ce périple quelles sont nos préoccupations majeures ?
La quête de pouvoir pour les uns, l'amas de richesse pour les autres ou encore tenter de dépasser à tout prix ses propres limites pour une autre catégorie...Et cette liste n'est pas exhaustive!

Qui finalement accorde de l'importance à la vie de son âme mais également à celle de son prochain ?
BIen entendu, il existe aussi de nombreux exemples d'hommes et de femmes qui se dévouent quotidiennement aux quatre coins de la planète pour soulager la souffrance d'autrui!

Alors qui est le plus grand d'entre eux ?

Jésus avait répondu tout simplement à cette question:
" Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous "

Le patron de Microsoft est-il plus grand que l'Abbé Pierre ? Chacun donnera sa propre réponse.

En conclusion, je pourrais citer cette réflexion d'Eleanor Roosevelt :

 " Les grands esprits discutent des idées ; les esprits moyens discutent des événements ; les petits esprits discutent des gens ".

Par Cedric Dubois - Publié dans : Réflexions
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