C’est un yndrome bien connu: les filles sont premières de leur classe, mais les sommets des entreprises ou des Etats sont occupés par des hommes. Le cas d’Hillary Clinton, quoi qu’on pense du fond de sa campagne, est emblématique des difficultés rencontrées par les femmes dans leur accès au pouvoir. Quatre pièges guettent celles qui essaient de conjuguer féminité et leadership:
Qu’elles le veuillent ou non, les femmes sont jugées sur ce critère. Les choix artistiques du coiffeur d’Hillary Clinton, les frais de maquillage de Ségolène Royal font gloser, alors que je
n’ai jamais entendu de commentaires sur les boucles de Bill. Si les femmes jouent la neutralité en tentant de se fondre dans la marée de costumes gris-noir, elles courent le risque de
commentaires plaisants du type: "Elle? C’est un vrai mec!" Si elles assument leur féminité, elles sont accusées de vouloir séduire par d’autres atouts que leur seule intelligence.
La gestion des émotions, scrutée à la loupe
Hillary qui pleure ou qui rit. La première larme de la sénatrice de New York dans la campagne a fait couler beaucoup d’encre et a contribué, dit-on, à sa victoire dans les primaires du New
Hampshire. Il faudrait plutôt se demander pourquoi il est si difficile à une femme aspirant à de hautes fonctions de pleurer en public. Les larmes, c’est pourtant "un truc de fille".
Mais un homme qui s’y adonne, à moins qu’il ne se transforme en fontaine, sera jugé attendrissant, touchant. Il aura exprimé son côté féminin et cela sera porté à son crédit comme une preuve d’"intelligence émotionnelle". Lorsqu’une femme dans le top management reste de marbre en toutes circonstances, elle apparaît dure comme la pierre, ambitieuse, sèche. Masculine. Mais si, à l’inverse, elle pleure, c’est forcément parce qu’elle aura "craqué". Submergée par ses émotions, sera-t-elle capable de diriger un pays ou une entreprise? Les larmes, quoi qu’on en dise, sont une arme fatale pour les hommes, pas pour les femmes.
De ce point de vue, Hillary n’a plus de secret, bien malgré elle. Cette charge s’est reportée sur sa fille, et quand Chelsea Clinton refuse de répondre aux questions sur l’affaire Lewinsky, on sent pointer un reproche latent. Les femmes et les hommes publics doivent répondre différemment de leur vie personnelle. Je n’ose imaginer les commentaires si Ségolène Royal, élue présidente, s’était mariée avec un mannequin-chanteur de douze ans son cadet.
Plus généralement, le sacrifice de la vie familiale apparaît comme malheureux mais inévitable et normal pour les hommes. Pour les femmes, c’est presque une tare monstrueuse. Personne ne demande à un futur dirigeant "qui va garder les enfants". Une ministre ou une chef d’entreprise se doit d’expliquer que, malgré un emploi du temps surchargé, elle parvient à passer des moments de qualité avec sa progéniture.
La maternité rassure et doit être prioritaire: d’abord mère, ensuite cadre dirigeante, enfin, femme, voilà la combinaison gagnante des différentes identités féminines. Dans l’ordre décroissant de la menace posée aux hommes. Et encore. Dans une entreprise, le cadre photo avec toute la petite famille est perçu différemment selon qu’il décore le bureau d’un homme ou d’une femme. Dans le premier cas, il est une preuve de normalité: marié, deux enfants, trois s’il n’a pas trouvé la virgule. Dans le second, il est perçu comme un signal d’alerte: attention, sa vie privée compte, elle pourrait ne pas accepter de bonne grâce les réunions à 19 heures.
Quel candidat a le meilleur CV? Et pourtant, Hillary Clinton ne va probablement pas remporter les primaires démocrates, même si l’écart avec Barack Obama se resserre. Il est fascinant de voir à quel point l’expérience, la compétence, la cohérence dans les dossiers se sont transformés en fardeau pour elle.
Plusieurs facteurs expliquent cette dégringolade. D’abord, personne n’aime les premières de la classe. Il existe une certaine sympathie pour les "dummies" assumés et les cancres repentis. Quand Obama dit qu’il n’est pas le roi de l’ordre, et qu’elle l’attaque sur ce point, pensant avoir trouvé un point faible, elle commet une erreur. C’est l’image d’une institutrice qui vient en tête, devant laquelle on se sent toujours petit et en faute.
De plus, une première de la classe s’enferme dans une logique de perfection dans laquelle seuls les meilleurs, ceux qui savent tout, méritent de continuer. Elle se retrouve donc inévitablement -car oui, elle est humaine- à embellir ou mentir sur ses exploits passés. Or admettre une faute pour une femme, c’est scier la branche méritocratique sur laquelle elle se sent légitimement assise. Cela vaut l’exclusion du circuit quand pour un homme, ce peut être un simple accident de parcours, rien d’irrémédiable.
Récemment, Obama a expliqué qu’il se sentait plus "CEO" (président) que "COO" (directeur général). Clinton a répliqué en disant qu’il fallait que le futur président des Etats-Unis maîtrise ses dossiers. Les numéros deux dans les entreprises sont exactement comme les femmes lorsqu’elles montent dans les hiérarchies de pouvoir: ils sont pris au piège de la compétence. Généralement ils connaissent leur société mieux que personne, notamment que leur numéro un. Mais cette proximité avec les dossiers les condamne à la myopie quand leurs chefs peuvent exprimer une vision, et au désamour de leurs troupes qui les voient quotidiennement prendre des décisions difficiles alors qu’elles révèrent les premiers de loin. Injuste? Dans la vie, contrairement aux bancs de l’école, ce ne sont pas les meilleurs élèves qui gagnent.
Les femmes sont des invitées récentes à la table de jeu des grands de ce monde. Elles tombent dans le travers que connaissent beaucoup de minorités: prouver à la majorité qu’elles y ont toute leur place en montrant qu’elles maîtrisent parfaitement les règles. Or celles-ci peuvent changer en cours de route. Et surtout, on n’attend pas d’un leader qu’il suive les règles. Mais qu’il en invente de nouvelles.
Source:
Http://wwww.rue89.com
La Chine lance la course au boycott !!! Puisque tous les pays démocratiques sont trop frileux pour lancer une
opération boycott de la Chine de peur de perdre des parts de marché du gros gâteau chinois, eh bien la Chine s'en charge elle-même !!
Figurez-vous qu'un mot d'ordre a été lancé contre les produits français...
La cible est LVMH.....
Mais concrètement, ça signifie quoi ??? Ben ça y est la Chine arrête de copier Louis Vuitton ....
Bernard Arnaud doit être mortifié !!!
Merci la Chine !!
PS: Au cas où mon blog ne serait pas censuré en Chine, j'ai d'autres idées de boycott pour nos amis coco:
- la maison Hermes a dit que la Chine était le pays des homosexuels
- Fauchon annonce que pour du saucisson acheté une subvention de 5000 euros sera donnée à tout couple souhaitant un deuxième enfant
- TF1 lance un réseau internet gratuit et non censuré par le politburo
- le dalai-lama entre à l'académie française
Et si ça continue, je balance sur le net, la recette ultra protégée de la fabrication des nems !!!
Avec la disparition du poète Aimé Césaire on entend beaucoup parler du concept de négritude. Et j'avoue que cela ne me parlait pas vraiment, j'avais vaguement déjà lu ou entendu ce terme mais
sans savoir réellement ce dont il s'agissait.
Wikipédia m'a alors sauvé !!
La négritude est un courant littéraire, créé après la Seconde Guerre mondiale, rassemblant des écrivains noirs francophones, dont Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor et Léon Gontran Damas.
Le terme est forgé en 1935 par Aimé Césaire dans le numéro 3 de la revue des étudiants martiniquais L'Étudiant noir. Il revendique l'identité noire et sa culture, d'abord face à une francité perçue comme oppressante et instrument de l'administration coloniale française (Discours sur le colonialisme, Cahier d'un retour au pays natal). Césaire l'emploiera de nouveau en 1939 lors de la première publication du Cahier d'un retour au pays natal. Le concept est ensuite repris par Léopold Sédar Senghor dans ses Chants d'ombre, qui l'approfondit, opposant « la raison hellène » à l'« émotion noire » :
« Nuit qui me délivre des raisons des salons des sophismes,
des pirouettes des prétextes, des haines calculées des carnages humanisés
Nuit qui fonds toutes mes contradictions, toutes contradictions dans l'unité première de ta négritude »
Signification
La naissance de ce concept, et celle d'une revue, Présence africaine, qui paraît en 1947 simultanément à Dakar et à Paris, va faire l'effet d'une déflagration. Elle rassemble des Noirs de tous les horizons du monde, ainsi que des intellectuels français, notamment Sartre. Celui-ci définit alors la négritude comme : « la négation de la négation de l'homme noir ».
D'après Senghor, la négritude est « l'ensemble des valeurs culturelles de l'Afrique noire ». La définition de la négritude de Léopold Sédar Senghor est: " La négritude est un fait, une culture. C'est l'ensemble des valeurs économiques, politiques, intellectuelles, morales, artistiques et sociales des peuples d'Afrique et des minorités noires d'Amérique, d'Asie et d'Océanie." Pour Césaire, « ce mot désigne en premier lieu le rejet. Le rejet de l'assimilation culturelle ; le rejet d'une certaine image du Noir paisible, incapable de construire une civilisation. Le culturel prime sur le politique. »
Critiques
Par la suite, des écrivains noirs ou créoles ont critiqué ce concept, jugé trop réducteur : « Le tigre ne proclame pas sa tigritude. Il bondit sur sa proie et la dévore » (Wole Soyinka). Césaire lui-même s'en est écarté, jugeant le terme presque raciste même si cela n'a jamais été vérifié. Stanislas Spero Adotevi fait une analyse sévère dans son essai Négritude et négrologues : « Souvenir dans la connivence nocturne, la négritude est l'offrande lyrique du poète à sa propre obscurité désespérément au passé. »
René Maran, auteur de Batouala, est généralement considéré comme un précurseur de la négritude.